En 2005, lorsque les États membres ont adopté le budget de l’UE pour la période de
programmation 2007-2013, ils se sont basés sur le seuil de 75 % de la moyenne communautaire
du PIB (PPA) au niveau NUTS2 pour décider des niveaux de soutien financier disponibles dans
le cadre des fonds structurels. Pourtant, toutes les régions considérées comme défavorisées, du
point de vue européen, ne partagent en réalité pas le même niveau de « retard », certaines étant
relativement prospères dans le contexte national ou local. Une politique régionale diversifiée sur
le plan territorial permettrait de s’assurer que les régions bénéficient d’une répartition plus juste
du soutien financier.
• Etablie à un niveau plus détaillé que celui de la politique régionale (NUTS2/3 au
lieu de NUTS2), cette carte synthétique révèle la présence de régions pouvant être
qualifiées de « défavorisées » dans presque tous les 27 pays de l’UE. On ne
considère en effet pas seulement les régions situées en dessous de 75% de la
moyenne de l’UE (déviation globale) mais aussi celles qui sont situées en dessous
de 75% de la moyenne de leur pays (déviation nationale) ou celles qui sont situées
en dessous de 75% de la moyenne des régions voisines situées à moins de 4h par
la route (déviation locale)*.
• La plupart des régions qui se situent sous le seuil des 75 % dans le cadre des trois
écarts (européen, national, local), colorées en rouge, se situent dans les nouveaux
pays membres, en particulier à la frontière avec les pays tiers, comme le Belarus, la
Russie ou l’Ukraine. L’ensemble de l’Estonie et de la Lettonie, à l’exception des
régions de la capitale, appartient à cette catégorie. Certaines régions de l’ancienne
UE-15 se rangent également dans cette catégorie. On les retrouve dans l’intérieur
de la France, dans le sud de l’Italie et dans le sud-ouest de la Grèce.
• Même en s’en tenant à un critère aussi incomplet que le seuil de 75% du PIB par
habitant (PPA), il est sans doute possible de définir une politique régionale mieux
ciblée en évaluant les disparités de façon multiscalaire dans différents contextes
territoriaux.
Références : Parlement européen,
Les disparités régionales et la cohésion : quelles stratégies pour l’avenir ?, PE 379.205,
IP/B/REGI/IC/2006_201, mai 2007, carte 4.8.
(*) Le calcul de la déviation locale est impossible pour les régions ultraperiphériques n’ayant pas de régions voisines à moins de
4 heures.