« Les discontinuités frontalières peuvent être rangées dans différentes catégories. Des disparités importantes existent entre les zones métropolitaines et leurs régions voisines. C’est particulièrement le cas dans les pays de l’ancienne UE-15, Paris, Londres et Hambourg étant les meilleurs exemples, mais aussi dans les NEM-12 (Tallinn, Riga, Bucarest et Varsovie). Les régions qui offrent des avantages financiers particuliers, comme le Luxembourg, présentent également d’importantes discontinuités frontalières avec leurs voisins, en l’occurrence la France, la Belgique et l’Allemagne. (…) Il n’en reste pas moins que les disparités les plus grandes et les plus manifestes en termes relatifs se retrouvent à la frontière entre les anciens États membres (UE-15, Allemagne de l’Est comprise) et les nouveaux, où l’on observe d’importantes disparités dans les niveaux de développement économique. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les frontières entre l’Allemagne et la Pologne, l’Allemagne et la République tchèque, et l’Autriche et la Hongrie, même si cette situation s’observe aussi à la frontière séparant la Grèce de la Bulgarie. Il est important de saisir, derrière cette mesure statistique, les conséquences sociales et économiques problématique que peuvent avoir ces disparités. » (Extrait de : Les disparités régionales et la cohésion, quelles stratégies pour l’avenir ?, Etude réalisée pour le Parlement Européen, Coordonnée par NORDREGIO, DG-IPOL, Mai 2007, pp. 94-96).
Références : Parlement européen, Les disparités régionales et la cohésion : quelles stratégies pour l’avenir ?, PE 379.205, IP/B/REGI/IC/2006_201, mai 2007. Voir en particulier la carte 4.7, « PIB par habitant dans les régions de l’UE et principales différences transfrontalières ».